Nassim Benbraika, chef de produit Chaudières-Rénovation

À partir du 1er juillet prochain, date d'application du décret “fin du fioul”, l'entretien annuel des chaudières fioul va-t-il évoluer ?

Lors de l'entretien annuel d'une chaudière fioul, aucune contrainte supplémentaire ne s'ajoutera, ni pour le professionnel, ni pour le ménage.

 

 Que devra faire le particulier en cas de panne réparable ?

Si la chaudière d’un particulier tombe en panne et qu'elle est réparable, il aura le droit de la conserver. Il pourra donc continuer d'utiliser le fioul qui est dans sa cuve et recharger cette dernière avec du fioul dit “traditionnel”.

 

Mais les installateurs ne vont-ils pas se retrouver dans l'impossibilité de les réparer du fait de la disparition des pièces détachées ?

Chez Atlantic, nous appliquons pour les pièces détachées la règle suivante : elles doivent être en stock le temps de vie de l'appareil + 10 ans. Les composants à changer seront ainsi toujours disponibles.

 

Dans quels cas, la panne ne sera-t-elle pas réparable  ?

Il existe plusieurs cas de figure. Si le corps de chauffe est cassé ou, sur un appareil vieillissant, si le ballon d'eau chaude est rouillé, la réparation peut être trop lourde. L'installateur sera alors face à une panne non réparable. La voie à suivre est différente pour un équipement de la gamme condensation ou basse température.

 

Que devra faire l'installateur face à une chaudière fioul condensation non réparable ?

Il devra dans ce cas remplacer l'équipement existant par une chaudière fonctionnant avec un brûleur compatible biofioul F30 (combustible intégrant 30% d’ester méthylique de colza).
C'est pourquoi, à partir du 1er juin prochain, notre gamme Axeo deviendra “Axeo F30” et sera intégralement équipée d'un brûleur F30-compatible.

 

Et que devra faire l'installateur face à une chaudière fioul basse température non réparable ?

Concernant la basse température, il existe une dérogation qui permet de remplacer l'équipement installé avant le 31 décembre 2017 par un modèle identique sans brûleur. Ainsi, l'installateur pourra continuer de proposer les chaudières Optima et Ambiance, gammes basse température commercialisées sans brûleur. Deux choix s'offriront alors au ménage : conserver le brûleur de son ancienne chaudière ou le remplacer par un nouveau F30-compatible.

 

Il sera donc bien possible de continuer à installer des chaudières basse température fonctionnant au fioul domestique “traditionnel” chez les ménages.

Effectivement, car cette dérogation pour la basse température revient en quelque sorte à considérer que le remplacement de la chaudière sans brûleur s'apparente à une réparation du corps de chauffe.



Et s'il veut quitter le fioul, vers quel équipement doit-il se tourner ? 

Les ménages au fioul apprécient avant tout la chaudière pour le confort immédiat qu'elle apporte. Nous retrouvons ce côté chaleur instantanée avec la chaudière gaz (si un réseau est disponible).
Mais la PAC, qui bénéficie d'aides et permet d'optimiser la consommation énergétique, peut tout à fait succéder à une chaudière fioul. D'autant plus que nous avons des modèles haute température qui s'adaptent parfaitement à des radiateurs fonte déjà en place.  Il pourra également se tourner vers la PAC hybride. Nous en parlerons plus en détail lors du prochain épisode de notre série sur l'avenir du fioul.

Atlantic vous accompagne chaque mois à travers des interviews ou des décryptages sur ce sujet pour vous aider à mieux conseiller vos clients et partenaires. Dans notre prochain numéro, retrouvez le troisième épisode sur les équipements hybrides (PAC + chaudière fioul). Passeront-ils sous le seuil des 300 gCO2eq/KWh PCI ? Rendez-vous le mois prochain avec l’explication de l'arrêté conjoint des ministres chargés de l'Énergie et de la Construction qui déterminera les modalités de calcul des émissions de gaz à effet de serre pour les systèmes hybrides.

   Pour en savoir plus, n'hésitez pas à consulter notre documentation sur l'arrêt du fioul :  Télécharger la documentation

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