Réduire de 10% les consommations d’énergie en deux ans : le plan de sobriété énergétique français est ambitieux ! Pour y parvenir, le gouvernement rappelle des règles qui existaient déjà. Il s’agit avant tout de faire respecter les articles R.241-25 à R.241-29 du code de l'énergie sur la limitation de la température de chauffage dans les bâtiments publics, d’enseignement, de bureaux et mêmes les habitations au chauffage collectif. Ainsi, dans ces bâtiments, la température ambiante ne doit pas excéder 19°C pour les pièces occupées, 16°C en dehors des périodes d'occupation et 8°C en cas d'inoccupation supérieure à 2 jours. Seules exceptions à cette règle : les établissements sanitaires, hospitaliers ou accueillant des personnes âgées ou des enfants.

Des règles de sobriété édictées par l’Union européenne

Ce plan s’intègre dans des objectifs plus globaux donnés de Bruxelles. Pour affronter la crise énergétique, les pays de l’UE ont convenu de réduire leur demande de gaz de 15 % d’ici le 31 mars 2023, notamment en baissant la température dans les bâtiments publics. L’Union européenne a d’ailleurs plafonné la température de ses bâtiments institutionnels à Bruxelles à 19°C. Fixées par les pays européens sur la base du volontariat, ces mesures sont naturellement plus drastiques dans les pays où la dépendance aux importations de gaz est importante.

19°C : le nouveau standard européen

En Allemagne, plus gros importateur de gaz en Europe, la situation est critique : pour passer l’hiver sereinement, le pays doit baisser sa consommation de gaz de 20 %. Pour ce faire, le chauffage des bâtiments publics est plafonné à 19°C, à l’exception des hôpitaux et institutions sociales.

L’Italie, également très dépendante au gaz russe, a mis en œuvre les mêmes règles dans les établissements publics, passant de 20 à 19 °C. Le pays évoque aussi la possibilité d’un couvre-feu énergétique, fermeture anticipée de magasins et lieux publics pour économiser l’énergie.

L’objectif affiché ? Réduire la consommation énergétique italienne de 15% entre le 1er août 2022 et le 31 mars 2023.

L’Espagne, la Belgique, le Danemark ont également opté pour le plafonnement de la température des bâtiments publics à 19°C.

Quant au Luxembourg, il se distingue en fixant la limite du chauffage à 20°C.

Si beaucoup ont fait le choix de réduire la température dans les bâtiments publics, les pays européens ont activé différents leviers pour limiter les consommations. Diminution de l’éclairage public, sensibilisation aux économies d’énergie dans les foyers, réduction de la température des climatisations en été ou de la température des piscines : les pistes sont nombreuses pour faire face au défi énergétique.

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