Si 2021 est l’année de la reprise et du plan de relance, elle est aussi celle de l’augmentation des prix qui découle, dans certains cas, d’une pénurie de matière première. Une situation qui n’est pas sans conséquences pour les entreprises, fabricants et installateurs du secteur du bâtiment et de la construction. Selon la CPME* depuis le début de l’année, la flambée la plus spectaculaire est celle des métaux ferreux : 91 % ! Mais l’ensemble des matériaux sont concernés : les prix des plastique, PVC, bois, caoutchouc, plaques de plâtre, etc. s’envolent également.

Manque de certains composants pour toute les professions

Du fait du manque de matière première, les industriels ont des difficultés à trouver certains composants pour fabriquer leurs produits. D’où évidemment des répercussions sur les chantiers et l’activité des entreprises qui peinent à s’approvisionner. Dans la matinale du 23 juin 2021 de BFM Business, Olivier Salleron, président de la Fédération française du bâtiment, précisait que « 20% des chantiers risquent de s'arrêter dans les trois mois ». A peu près toutes les professions du bâtiment sont, en effet, impactées, et certains experts soulignent que cette situation pourrait limiter la reprise dans le secteur du bâtiment.   

L’anticipation en ligne de mire

« Du côté des métaux comme du côté des plastiques, la pénurie vient d’un retard à l’allumage », expliquait-on à la Capeb en avril dernier. En effet, les producteurs, dont certains avaient interrompu leurs activités en mars 2020, ont mal anticipé le retour rapide de l’activité. Mais cela n’explique pas tout. La reprise des économies asiatique et américaine a également un impact très important.

Pour le Gouvernement, la situation devrait se stabiliser et un retour à la normale est possible à la fin de l’année, avec un pic en été. Un suivi précis de l’évolution est effectué par les services du ministère de l’Economie. L’objectif : veiller au respect des relations équilibrées entre clients et fournisseurs. Plusieurs actions ont été mises en place en attendant la fin des ces « turbulences ». Notamment une fluidification de la circulation des biens en situation de pénurie (accélération du passage en douane, actions diplomatiques…). De même, il a été demandé aux grands acteurs du secteur d’éviter la constitution de stocks de précaution, ce qui entretiendrait la pénurie… Idem du côté des acheteurs de l’Etat : les ministères concernés les enjoignant de veiller au cas par cas et de ne pas appliquer les pénalités de retards directement liées à la pénurie. Une mesure que les entreprises aimeraient bien voir étendue au marché privé…

*Confédération des petites et moyennes entreprises

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